Femme je vous hais

Perception des femmes dans le Coran

FEMMES, JE VOUS HAIS!


Désirée et convoitée par tous, protégée par le voile du harem, comment se fait-il que la femme ait acquis dans l’islam un statut unique au monde, scandale pour l’Occident et souffrance inavouée pour les musulmanes ? Interdites d’activités hors de la maison, voilées et surveillées quand elles en sortent, privées d’éducation et de vie professionnelle, répudiables à merci, lapidées au moindre soupçon d’acte sexuel hors mariage – même s’il s’agit d’un viol -, d’où viennent ces coutumes qui ont transformé la femme musulmane en objet à l’usage de l’homme? (Cf Chapitre 17,  Naissance du Coran, aux origines de la violence, de Michel Benoît) 


Au 1e siècle après J.C., on voit certains cercles messianistes transformer la misogynie de leur culture native en un antiféminisme brutal et agressif. Les esséniens ont été les principaux responsables de cette dérive, des documents retrouvés à Qumrân sont éloquents et ils ont exercé une influence considérable sur l’évolution des nazôréens :


« (Tiré des documents de Qumrân) - Pour faire trébucher les hommes forts, la femme les regarde d’un air pudique. Son cœur est pervers : souillés par le mal, ceux qui l’approchent tombent dans la fosse. Oui, c’est elle le principe de toute perversion, elle séduit les hommes pour les faire tomber ». Ou encore : « Au roi les femmes enlèvent sa gloire, au brave sa force, au pauvre le plus petit soutien dans sa pauvreté ». Ou bien cette Vie d’Adam et Ève qui voit dans la première femme la mère des vivants, mais l’origine de tous les maux de l’univers.  C’est de ces mêmes origines que s’est inspirée la tradition musulmane alors qu’ils ont été endoctrinés par les nazôréens dans les monastères de la Syrie.


Cette dépréciation de la femme, devenue par nature un danger pour la communauté, elle a contaminé les nazôréens qui l’ont transmise, telle qu’elle, aux Arabes qu’ils endoctrinaient.


Mais les Arabes, et surtout leurs califes, n’avaient pas du tout l’intention de vivre dans la chasteté, il leur fallait des femmes, beaucoup de femmes. Elles furent considérés comme une malédiction certes, mais inévitable : « La femme tout entière est un mal. Et ce qu’il y a de pire en elle, c’est que c’est un mal nécessaire».


Un mal nécessaire : cette idéologie antiféministe parcourt l’ensemble du Coran. Il y a d’un côté les croyants, que « Dieu dirige sur son chemin », et de l’autre ceux qui se sont « écartés du chemin de dieu : il ne leur pardonnera pas mais il les conduira sur le chemin de l’enfer, pour toujours ». Ce chemin de Dieu c’est celui qu’emprunte « l’unique communauté » capable de sauver le monde, l’Umma musulmane en guerre contre l’humanité des impies. Ses croyants sont les hommes d’une cause communautaire qui les dépasse, pour laquelle ils sont prêts à tout sacrifier.


La communauté passe avant l’individu. Seule l’Umma peut guider le croyant sur le chemin tracé par Dieu – à condition qu’il se fonde totalement sur elle.


Alors la femme devient un empêchement à atteindre la mission finale. Il faut la dominer, la contrôler, l’empêcher de nuire.


« Croyants ! Vos épouses et vos enfants sont pour vous un ennemi, prenez-y garde! Vos biens et vos enfants ne sont qu’une séduction».


Coran 64,14-15 : 14. Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde donc. Mais si vous [les] excusez passez sur [leurs] fautes et [leur] pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. 15. Vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation, alors qu'auprès d'Allah est une énorme récompense


Les femmes de ce monde ne sont que tentation. Alors crée aux hommes une promesse de femmes parfaites qui les attendront au paradis, s’ils ont été fidèle sur terre, aux  préceptes d’Allah.


Comment sont les femmes, les Houris qu’Allah a préparé pour ses mâles fidèles au paradis ?


 Voyons ce qu’en dit Muhammad Al-Munajid, iman saoudien d’origine syrienne lors d’une entrevue à la télé Saoudienne.


Commentateur - Comment entretient-on des relations au paradis,  que ce soit avec des vierges aux yeux noirs ou des musulmanes qui sont entrées au paradis ?


Cheick Muhammad - Allah a dit que les vierges aux yeux noirs sont de belles jeunes femmes blanches aux pupilles noires, aux rétines très blanches, à la peau si délicate et lumineuse qu’elle sème le trouble.


Allah a dit qu’elles sont semblables à des perles cachées. Elles ont de larges yeux, et ni hommes ni djinns ne les ont jamais touchées. Ce sont des vierges qui se languissent de leurs maris. Elles ont toutes le même âge, et sont belles tant physiquement que moralement. Elles sont pareilles à des pierres précieuses, des perles dans toute leur splendeur, la clarté, leur pureté et leur blancheur. Elles sont telles des perles cachées, aussi pures que la perle dans le coquillage, préservées des hommes. Chacune est à ce point belle que l’on peut voir sa moelle osseuse à travers la chair délicate de ses jambes. Une telle beauté éclatante n’est pas de ce monde. Ou pouvez-vous trouver pareille beauté ?


Alors que les femmes de ce monde peuvent souffrir, pendant des jours et des nuits, de menstruations, de saignements pendant les 40 jours qui suivent l’accouchement, de saignements vaginaux et de maladies, les femmes du paradis sont pures, sans défauts, elles n’ont ni menstruations, ni excréments, ni urine, ni sécrétions, ni enfants. De plus, Allah les a lavées de toutes choses impures et viles, tant dans leur apparence que dans leur caractère.


Elles ne sont ni jalouses, ni haineuses, ni colériques. Elles ne sont pas cupides. Elles sont confinées dans leurs tentes, enfermées par leur époux. Il n’est pas question d’en sortir. Lorsqu’il rendre à la maison, elles y sont.


Au paradis, il n’arrive jamais qu’un homme revienne chez lui et n’y trouve pas sa femme.  Allah les a décrites comme des femmes qui baissent les yeux, et ne regardent jamais personne d’autre que leur mari.


Pour ce qui est du plaisir qu’il retire, l’homme se voit attribuer la force de Cheikh Muhammad.


Commentateur - Vous avez dit qu’elle ne regarde que son mari, mais aujourd’hui les choses sont différentes ?


Aujourd’hui, les maris ne regardent pas que leurs femmes, et vice versa, à l’exception de quelques-uns desquels Allah a eu pitié. Il y a des hommes purs et pieux qui n’ont d’yeux que pour leurs femmes, et il y a des femmes obéissantes, pures et pieuses, qui n’ont d’yeux que pour leurs époux.


Mais aujourd’hui, dans les centres commerciaux, dans les films, et ainsi de suite, les yeux des gens se promènent librement.  L’internet, les gens de ce monde… ll y a une grande différence quand il est question de plaisir. Dans ce monde, les hommes travaillent dur et s’épuisent pour avoir du plaisir. Le prophète Mahomet a dit qu’au paradis l’homme a la force de 100 hommes quand il s’agit de manger, de boire, de la passion, et du sexe.


J’ai écouté via internet, plusieurs imans qui font l’éloge des femmes parfaites qui les attendent au paradis. Quelle tristesse. On dirait des discours de maniaques sexuels qui se délectent rien que par les images mentales qu’ils s’en font. Faut-il qu’ils ne soient pas satisfaits des femmes qu’ils ont sur la terre pour s’imaginer 72 parfaites qu’entièrement dévouées à leur satisfaction personnelle.


C’est à partir de ces mêmes idées qu’ils lapident les femmes qu’ils dénoncent comme adultères ou pour avoir osé lever les yeux sur un autre homme. Ils les possèdent à même titre que leur bétail.


Au nom du Coran, ils commettent des crimes abominables. Pas besoin de tribunal, pas besoin de système juridique. Ils n’ont qu’à les accuser publiquement et à exécuter leur sentence.